Grande mosquée de Djenné - ©PNUD Mali / Mohamed DIAWARA

 

Les ministères de la Justice et des Droits de l’Homme et de la Sécurité et de la Protection Civile en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ONU Femmes et la MINUSMA (SAJP, DAC, UNPOL, DDHP) ont procédé, à la remise officielle du Commissariat de Police et du Tribunal d’Instance de Djenné ainsi qu’au lancement du programme conjoint PROSMED.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Colonel Major Daoud Aly Mohammedine, du représentant du ministère de la Justice et des Droit de l’Homme, Directeur National de l’Administration de la Justice, Djibril Maiga, du représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Coordonnateur Résident et Coordonnateur Humanitaire, Alain Noudehou, de l’Ambassadeur du Danemark au Mali, Rolf Holmboe, de la première secrétaire État de droit à l’ambassade des Pays-Bas au Mali, Willemijn van Lelyveld, des autorités locales de la région de Mopti et des représentants des organisations de la société civile.

Dans son intervention, le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel Major Daoud Aly Mohammedine, a indiqué que le renforcement de la sécurité sur toute l’étendue du territoire fait partie des priorités du gouvernement. Notamment, dit-t-il, de protéger au maximum la population et leurs biens et de s’assurer de la présence des forces de l’ordre partout où elles doivent être. « Le malien a soif de sécurité et de justice » a-t-il ajouté.

La mairie et les populations de Djenné ont salué l’ouverture du nouveau commissariat de police. « En tant qu’élu communal, je suis très heureux de la venue de la police dans notre commune, car elle va contribuée à renforcer la sécurité dans la ville de Djenné, vue les récentes actes de criminalité commises ici. Aussi elle va nous permettre d’assurer la sécurité sur nos voies en éduquant la population sur la circulation » a indiqué Abdramane Dembélé, 2ème Adjoint au maire de Djenné.

Lancement officiel du PROSMED

La cérémonie de Djenné a aussi été l’occasion de lancer officiellement le programme d’appui à la stabilisation du Mali à travers le renforcement de l’État de droit (PROSMED)L’objectif de ce programme est de contribuer à ce que les populations soient moins vulnérables aux dynamiques de conflits et vivent dans un environnement plus favorable à une paix durable et à un développement inclusif.

Le PROSMED est mis en œuvre conjointement par le PNUD, ONU Femmes et la MINUSMA.

« Ce programme témoigne de la volonté des Nations Unies et de la communauté internationale dans son ensemble, d’agir de manière plus intégrée et efficace en soutien aux autorités maliennes, en ligne avec l’approche ONE UN des Nations Unies » a indiqué Alain Noudehou, représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Coordonnateur Résident et Coordonnateur Humanitaire.

Plusieurs activités ont déjà été mis en œuvre à Djenné depuis le démarrage du programme en janvier 2020. Il s’agit notamment de la redynamisation des commissions foncières, de la mise en place d’un comité consultatif de sécurité, de la réalisation d’activités communautaires pour renforcer la résilience à l’extrémisme violent ainsi que la construction d’un logement pour le procureur de la République du tribunal d’instance et de petites réhabilitations au camp de la gendarmerie et à la maison d’arrêt et de correction.

Outre la mise en place des structures et mécanismes qui permettent un dialogue permanent et inclusif au niveau communautaire aussi pour construire des interactions intra et intergénérationnelles, le projet a permis entre autres la formation de 120 animateurs de groupes de jeunes (40% de femmes) sur la citoyenneté, le vivre ensemble, la cohésion sociale et l'engagement civique et la participation des jeunes aux instances de gouvernance, 45 leaders communautaires dont 27 hommes et 18 femmes sur la bonne gouvernance, la redevabilité, la reddition des comptes et le contrôle citoyen de l'action publique, 270 leaders religieux de toutes les confessions sensibilisés sur leur rôle pour une plus grande implication dans la gestion et la prévention des conflits et de l'extrémisme violent.

« Avant l’arrivée du projet, le conflit était notre quotidien. Grace à des formations et sensibilisation, nous avons eu une meilleure connaissance de l’extrémisme violent, ses causes et sa prévention afin de pouvoir le contrer » a dit Mme Poudiougo Tabita Kodio, ménagère à Djenné.

« Nous jeunes de Djenné,  nous réjouissons de l’avènement de la police pour ce qu’elle va donner à la population en termes de sécurité et de régulation de la circulation. 

Aujourd’hui, le PROSMED, à travers la mise en œuvre des activités de prévention à l’extrémisme violent, a permis de sensibiliser les jeunes sur les dangers à se faire enrôler au sein des groupes armés. Nous étions les cibles faciles des extrémistes. Ils recrutaient moyennent des sommes d’argent parce que les jeunes n’avaient pas d’emplois. Aussi, des jeunes et des femmes ont bénéficiés d’appui en matériels et en semence pour le maraîchage afin de subvenir à leur propre besoin » a indiqué Amadou Bahasseye Maiga, Secrétaire chargé de la communication au Conseil local de la jeunesse de Djenné.

 

En plus des Royaumes des Pays-Bas et du Danemark, le programme bénéficie de l’appui technique et financier du Royaume-Uni, du Fonds de la Consolidation de la Paix, du Trust Fund de la MINUSMA, de l’Union européenne et de la République Tchèque à hauteur de 21,459,011 dollars américains mobilisés sur un budget estimé à 32,000,000 sur une période de cinq ans (2020-2025). Il intervient, actuellement, dans 18 cercles dans les régions de Mopti, Bandiagara, Douentza, Ségou, San, Gao, Ménaka, Nara et Sikasso. Viendront s’ajouter trois cercles dans les régions de Kayes et Nioro.

Quatre (04) résultats sont attendus du programme :

Résultat 1 : Les populations bénéficient d’infrastructures de paix et de mécanismes de prévention et gestion des conflits efficaces, inclusifs et accessibles à toutes et tous

Résultat 2 : Les populations, notamment les femmes et les filles survivantes de violences basées sur le genre, retrouvent la confiance et ont un accès effectif à des services de sécurité, justice et des institutions des droits de l'homme plus représentatifs, efficaces, redevables et transparents

Résultat 3 : La corruption au sein des services publics, et en particulier ceux de la sécurité et de la justice, est diminuée grâce aux efforts de prévention et de répression et au renforcement du contrôle citoyen des populations

Résultat 4 : Les communautés sont plus résilientes face aux discours en lien avec la radicalisation et l’extrémisme violent.

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