MALI
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Brochure sur le processus électoral 2002 au Mali. Consolider la démocratie.

 

 

 

Actualités
PNUD MALI - INFO                  Janvier - février 2003
FLASH SUR LES ACTIVITES DU PNUD MALI
Sommaire
Assistance humanitaire 
  • Crise ivoirienne : un Processus d’Appel Consolidé pour la Côte d’Ivoire et les cinq pays voisins. Un Processus d’Appel Consolidé (CAP) pour la Côte d’Ivoire et les cinq pays voisins affectés par la crise ivoirienne, dont le Mali, a été mis en œuvre par le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA). L’objectif du CAP est de consigner la situation humanitaire courante et son évolution probable; de proposer des réponses organisationnelles et opérationnelles pour faire face aux besoins des populations en détresse ; de promouvoir les synergies entre tous les acteurs nationaux et internationaux impliqués dans la réponse à l’urgence et de constituer un outil de mobilisation des ressources. Le système des Nations Unies au Mali et l’ensemble de ses partenaires ont élaboré le document du CAP pour le Mali sous l'égide du Coordonnateur Résident avec un appui technique de OCHA. Le processus a impliqué les agences des Nations Unies, les ONGs internationales intervenant dans l'urgence, les donateurs et le Gouvernement du Mali. La période couverte par le présent CAP s’étend d'avril à décembre 2003. D’un montant de 3.759.395$, le CAP pour le Mali servira à financer 16 projets dans les secteurs prioritaires (éducation, santé, protection civile, sécurité alimentaire, eau et assainissement, assistance multisectorielle et services communs). Il permettra d’atteindre 40.000 maliens retournés, 10.000 personnes en transit pour les pays voisins, 11.000 réfugiés et demandeurs d'asile et 224.000 personnes au sein des Communautés d'accueil au Mali. En outre, le CAP va contribuer entre autre, à garantir le soutien des donateurs pour les besoins humanitaires non encore pris en compte, à établir une capacité de réponse humanitaire nationale et internationale, à développer des critères communs d’identification/quantification des bénéficiaires potentiels et à développer des procédures de suivi de la vulnérabilité. Il permettra également d’établir des systèmes d'alerte précoce, d’assurer la protection des personnes et la coordination dans la mise en œuvre de la réponse humanitaire, de poursuivre l’aide d’urgence et de créer des conditions qui favorisent l’intégration locale des réfugiés. Il s’agit, en outre, d’assister les communautés d’accueil, d’améliorer sans cesse la  coordination pour les organismes humanitaires et d’affûter les capacités d’intervention de ces organismes pour le futur. Pour la phase opérationnelle, la coordination et la gestion de l'information pour le CAP se feront à quatre niveaux : le groupe de concertation sous l'égide du Coordonnateur Résident des Nations Unies au Mali, le gouvernement, l’interface Gouvernement/Groupe de concertation et OCHA (niveau international). L’exécution du CAP se fera à travers une collaboration étroite entre les agences du système des Nations Unies, le gouvernement, les ONGs et la communauté des donateurs.  

Gestion axée sur les résultats
  • Le PNUD et la NORAD font le bilan de l’année écoulée. Le 31 mars 2003 se sont tenues les consultations annuelles PNUD/NORAD (l'Agence Norvégienne pour le Développement). La délégation de la NORAD était composée de Monsieur Per Amund Gulden, Assistant au Directeur pour l'Afrique de l'Est et du Centre, de Mme Kristin Johannsen, Chargé du Mali, de Hilde Skogedal, chargé de la société civile et de Hélène Aastad, chargée de la Section Afrique au Ministère des Affaires étrangères de la Norvège. Cette rencontre avait pour objet, d’une part, d’informer la partie norvégienne du développement socio-économique et politique du Mali, et d’autre part, de faire le point de l'exécution des projets financés par la Norvège et des  nouvelles propositions de collaboration future. Les discussions ont porté sur les politiques de développement et les politiques sectorielles ainsi que sur l'impact des interventions du PNUD et des projets financés par la NORAD (Plate forme Multifonctionnelle, l'Education des Filles et l'Alphabétisation des Femmes au Nord du Mali, les Rencontres Intercommunautaires et l'Appui au processus électoral et à l’Assemblée Nationale). A la suite de ces consultations, la NORAD a exprimé sa satisfaction sur les consultations annuelles et l'avancement des projets et a réitéré son engagement à continuer sa coopération avec le PNUD et le Mali.  

Genre
  • L’intégration systématique du genre dans les projets et programmes. Le PNUD Mali s’engage à intégrer le genre dans ses programmes et projets de manière systématique, telles sont les conclusions d’un atelier de validation de la stratégie Genre, organisé par le PNUD, le 30 avril dernier, en partenariat avec le Ministère de la Femme, de la Famille et des Enfants, la société civile et les ONG. En effet, le plan d’action d’intégration systématique du genre dans les programmes et projets PNUD, validé lors de cet atelier, s’articule autour de trois points principaux : le renforcement des mécanismes institutionnels de promotion du genre ; la mise à la disposition du gouvernement, du PNUD, de la société civile et des ONGs, d’outils d’analyse, de formulation/planification et de mise en œuvre axés sur le genre et enfin le renforcement des capacités en genre du gouvernement, du PNUD, de la société civile et des ONGs, avec une incidence sur la formulation et la mise en œuvre de politiques, stratégies et programmes. Ce plan d’action est muni d’axes stratégiques, d’activités clairement définies, d’indicateurs et de moyens de vérification correspondants. Il ressort de l’exposé des participants que pour le PNUD, l’égalité entre les sexes constitue un objectif principal dans sa mission de lutte contre la pauvreté. La politique genre du PNUD recouvre en effet deux dimensions, à savoir le renforcement des capacités en vue d’intégrer le concept de manière systématique dans toutes les activités et actions planifiées et l’appui aux interventions des programmes et projets conçus pour répondre de manière ciblée aux besoins spécifiques des femmes. Cet atelier validait les recommandations d’un atelier, tenu en décembre 2002, sur les résultats d’une étude sur le niveau d’intégration du genre dans les programmes et projets du PNUD.  

Gouvernance démocratique
  • Relecture des textes fondamentaux sur les élections au Mali. La concertation nationale sur le processus électoral a permis aux acteurs socio-politiques et administratifs de s’engager à une relecture des textes fondamentaux sur les élections au Mali. Ce forum, organisée du 4 au 6 mars 2003 sur l’initiative du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités locales avec l'appui du PNUD, a regroupé plus 200 représentants des partis politiques, de la société civile, de l'administration et des partenaires impliqués dans le processus électoral. Il avait pour objectif de procéder à une analyse critique du système électoral malien afin de cerner les insuffisances, dysfonctionnements et lacunes, d’une part ; et de valoriser les acquis et faire des suggestions et recommandations d’amélioration d’autre part. Au titre du cadre institutionnel des élections, la concertation a recommandé la relecture de la constitution afin de rallonger les délais de convocation du collège électoral et la réduction des prérogatives de la cour constitutionnelle en matière électorale. Au plan organisationnel, la concertation recommande au gouvernement la création de deux structures distinctes : une Direction nationale aux élections rattachée au MATCL, chargée de la préparation technique et de l’organisation des élections et, une CENI chargée du suivi et de la supervision des élections avec un renforcement de ses missions initiales. Sur le plan opérationnel, les participants ont recommandé la conservation et la correction des résultats du RACE (Recensement Administratif à Caractère Electoral) et des outils informatiques de la Direction Générale aux Elections. Les réflexions sur la liste et les cartes électorales ont abouti au maintien du système d’inscription d’office sur les listes électorales, l’amélioration du système de codification et la confection des cartes d’électeurs avec photo incrustée servant en même temps de carte d’identité. Les analyses sur le fichier électoral informatisé, les instruments électoraux, le personnel et les bureaux de vote ont porté sur l’instauration d’une session de validation des listes électorales, l’adoption du système de bulletin unique chaque fois que le nombre de candidats à un scrutin est supérieur ou égal à dix. Le recrutement et la nomination des agents électoraux exclusivement par l’autorité administrative, leur professionnalisation par la constitution d’un vivier électoral, la suppression des bureaux de votes itinérants et mobiles et leur remplacement par des bureaux fixes figuraient au nombre des recommandations. Au chapitre des candidats et listes de candidature aux scrutins, de la campagne électorale, les participants ont proposé le relèvement de la caution à payer par les candidats aux élections présidentielles et législatives, la mise en œuvre du programme d’éducation civique et la délivrance rigoureuse des récépissés des résultats aux délégués des partis politiques ou des candidats, aux représentants de la CENI, l’acheminement concerté des résultats et la responsabilisation des représentants de l’Etat au niveau de la commune dans ce domaine. Les recommandation ont été soumises à la primature sous l’égide de laquelle, une commission technique finalisera le processus de relecture des textes fondamentaux.  

  • Les Volontaires des Nations Unies s’impliquent dans processus de décentralisation au Mali. Le processus de décentralisation entamé au Mali depuis quelques années, vient de bénéficier d’un autre appui du PNUD à travers le Programme des Volontaires des Nations Unies. Il s’agit du Projet d’Appui au Processus de Décentralisation dont le lancement au eu lieu le lundi 3 mars 2003 sous la présidence du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales (MATCL) et du Représentant Résident du PNUD. Ce projet, sous la tutelle du MATCL, interviendra dans les régions de Koulikoro, Mopti, Kayes, Tombouctou et Sikasso. Il vise, entre autre, à assurer l’interface entre les communautés de base et les autorités communales en créant des espaces de dialogue et de concertation, à former et informer les acteurs de la décentralisation sur les droits et devoirs afin qu’ils puissent jouer pleinement leur fonction. En outre, le projet se propose de renforcer les activités d’appui aux communes rurales en matière de nouvelles technologies de l’information et de la communication et d’utiliser les expériences et informations des communes et cercles afin d’appuyer le pilotage stratégique du processus de décentralisation aux niveaux régional et central. Le projet ainsi lancé, vient amplifier les efforts des projets PNUD/FENU en appuyant les activités des partenaires dans leurs zones d’intervention notamment dans les régions de Tombouctou, Mopti, les zones ACODEP et la Forêt de Kita. Le projet contribuera à relever le défi du développement des collectivités territoriales au Mali.

  • Le programme d’assistance à l’Assemblée Nationale démarre. Le Projet « Appui au Renforcement de la Gouvernance à l’Assemblée Nationale » est un Projet financé essentiellement par la Norvège, la Coopération suisse et le Programme des Nations Unies pour le Développement. Il fait suite au « Projet Régional Africain pour des Evaluations des Capacités de Gouvernance »  du PNUD. Celui-ci couvrait une quinzaine de pays dont le Mali et a permis, à la demande de l’Assemblée Nationale (AN), la réalisation d’études portant évaluation de ses capacités de gouvernance. De ces études, il est ressorti  que l’AN du Mali ne disposait  pas de capacités suffisantes pour exercer une bonne gouvernance. Le Projet Appui au Renforcement de la Gouvernance à l’Assemblée Nationale ainsi crée a pour objectifs d’améliorer à la fois le cadre organisationnel du travail et des procédures de fonctionnement de l’institution, d’améliorer la qualité de ses ressources humaines, de renforcer ses capacités opérationnelles, de même que l’accès à la documentation. Les résultats attendus au terme du projet sont d’avoir  une assemblée performante avec des parlementaires formés, informés et appuyés efficacement dans l’exécution de leurs charges.  Il s’agit également d’avoir une  assemblée de proximité avec le peuple, où des députés soucieux de rendre compte de leur mandat informent la population, s’informent auprès d’elle et traduisent ses préoccupations concrètes en autant d’initiatives parlementaires pertinentes (propositions de lois, commission d’enquête, questions orales et écrites ou d’actualité…), conformément à leur mission. Les activités prévues au titre du trimestre en cours portent essentiellement sur les missions d’experts. Celles-ci doivent procéder à la relecture du règlement administratif de l ‘AN, l’élaboration d’un statut propre au personnel de l’AN, la recomposition de l’organigramme de l’institution,  l’élaboration du manuel de description des postes des structures de travail des députés ainsi que l’administration parlementaire. L’élaboration d’une stratégie de formation continue sur trois ans des députés et du personnel de ladite administration est également inscrite dans ces missions d’expert. Un plan de formation d’urgence a déjà été élaboré et attend d’être mis en œuvre. Dans le souci d’améliorer l’accès à l’information, il est prévu le renforcement du parc informatique avec les logiciels appropriés, la création d’un intranet, le rétablissement d’un internet performant. Si les bénéficiaires immédiats du projet sont les députés et le personnel administratif de l’AN, c’est le citoyen malien qui en sera le plus grand bénéficiaire du fait de son impact sur la gestion des affaires publiques.

Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication
  • Le Japon et le PNUD s’investissent dans la formulation d’une stratégie de promotion des nouvelles technologies au Mali. La prolifération des cybercafés et autres points d’accès à Internet à travers la ville de Bamako illustre l’importance de plus en plus croissante que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) sont appelées à jouer dans la vie des maliens. Ces technologies, quoique connaissant un développement accéléré, ne sont accessibles qu’à une faible partie de la population représentée essentiellement par des jeunes scolaires. Face à ce constat, le Gouvernement de la République du Mali a accorde un intérêt particulier à la promotion et à l’accessibilité des NTIC à toutes les couches sociales de la population. Cette volonté s’est traduite par la création d’une Mission de l'Informatique et des Nouvelles Technologies de l'Information chargée d'élaborer, de coordonner, de développer et d'assurer la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière de nouvelles technologies, notamment à travers l'élaboration de manière participative d'un schéma directeur des NTIC. Grâce à l’appui du Gouvernement du Japon, le PNUD soutient le Ministère de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information dans la formulation d’une stratégie nationale sur l’utilisation et la propagation des nouvelles technologies de l’information et de la communication au Mali. Cette stratégie vise le développement des infrastructures, la modernisation de l’administration, l’interaction entre les citoyens et les institutions de l’État et enfin sur le développement d’une coopération régionale et africaine en matière de NTIC. Un plan d’action national spécifiant les objectifs à atteindre à court, moyen et long terme lui fera suite. Au cours de la première année d’intervention du projet, l’essentiel des efforts sera axé sur la formulation d'un document de stratégie nationale des NTIC et son plan d'action, la validation de ces deux instruments lors de divers ateliers et rencontres thématiques, la mise en place d'une plate-forme d'échanges entre les principaux acteurs que sont le secteur privé, l’administration, la société civile et les bailleurs, la formulation d'un programme d'appui à moyen terme pour le développement des nouvelles technologies et enfin la réalisation d’études de faisabilité par rapport à la mise en place d'un réseau intra net au sein du gouvernement et la connexion des communes. La promotion des nouvelles technologies trouve un soutien au plus haut niveau de l’Etat malien. Celui-ci est exprimé par le Président Amadou Toumani Touré qui déclare que "les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont une donnée importante de toute politique de modernisation de l’Etat.
Divers
  • Arrivée de M. Mahamadou Coulibaly comme chargé communication. Il avait servi au PNUD Tchad en qualité de Volontaire des Nations Unies chargé de la Communication.

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