Amélioration du cadre de vie dans le district de Bamako : une convention à l’ordre du jour

Bamako, le 02 novembre 2007
_ Face à l’acuité et à la persistance des problèmes d’assainissement dans le district de Bamako, le Ministère de l’Environnement et de l’Assainissement, appuyé par le PNUD, a pris l’ initiative d’ élaborer une convention permettant d’améliorer la qualité de vie dans la capitale Malienne.
Un « Bilan diagnostic du projet de convention pour l’amélioration du cadre de vie », devrait être validé aujourd’hui, lors d’un atelier présidé par le Ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, M. Aghatam Ag Alassane. Les responsables des services techniques de l’État, les représentants des maires des communes de Bamako, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers participent aux travaux.
Le document, élaboré par deux consultants nationaux, fait un diagnostic précis des problèmes environnementaux du district assorti de propositions d’orientation et d’actions concrètes à entreprendre en vue d’améliorer le cadre de vie dans la capitale.
A l’ouverture de l’atelier, le Ministre après avoir décrit un tableau repoussant de la situation de Bamako, a invité les parties prenantes, à savoir l’Etat, la société civile et les partenaires techniques et financiers, à « accorder toute l’attention qu’il faut pour doter le district de Bamako d’ un outil de gestion qui permettra de faire de cette ville l’une des plus belles et des plus enviées d’Afrique ». Il a ensuite remercié le PNUD pour son accompagnement qui a permis de jeter les bases du processus d’élaboration de la convention pour l’amélioration du cadre de vie à Bamako.  
La ville de Bamako qui comprend 60 quartiers repartis en six commune pour une population de près de 2.000.000 d’habitants se caractérise par une urbanisation sauvage où les problèmes environnementaux comme l’insalubrité, la pollution de l’air et des eaux se conjuguent avec l’incivisme d’une partie de la population, malgré l’existence de lois et règles. A cela s’ajoute la pollution sonore générée par les bruits de moteurs de certaines manufactures et ateliers artisanaux qui fonctionnent souvent même la nuit. Dans ces conditions, le citoyen est en droit de poser des questions sur les rôles et responsabilités des acteurs de l’assainissement et de  la gestion de l’environnement.
Pour M. Kalfa Sanogo, Représentant Résident a.i du PNUD, la tenue de cet atelier souligne la nécessité d’«adopter une approche partenariale consensuelle de gestion des questions environnementales dans le district de Bamako ». Là-dessus, il a insisté sur la collaboration entre les services techniques, le secteur privé, les groupements d’intérêts économiques, les projets et la société civile. M. Sanogo a ajouté qu’un document indicatif pour la planification des investissements ayant un impact sur le cadre de vie sera élaboré et validé lors d’ateliers communaux.

 

Pour toute information complémentaire, contacter :
Kalfa Sanogo, kalfa.sanogo@undp.org