Mali

Domaine : promotion de la gouvernance

Titre du projet : Programme d’appui à l’éducation (PRODEC)
Ministère de tutelle : Ministère de l'Education

PRODEC - Amélioration de la qualité de l'enseignement supérieur TOKTEN

Objectifs spécifiques

Améliorer la qualité de la formation ;

Promouvoir la recherche scientifique et technologique au sein de l’Université ;

Favoriser l’ouverture de l’Université sur le monde extérieur avec l’établissement d’un programme d’échanges et de transfert des connaissances.

Contexte et justification du projet. Le Mali, comme tant d’autres pays, souffre des effets de la «fuite des cerveaux ». En effet, beaucoup de personnes d’origine malienne possédant un savoir faire et des compétences requises pour l’Université du  Mali vivent et travaillent à l’étranger. L’Université du Mali, une structure créée il y a seulement 5 ans (1996), s’est vite trouvée confrontée non seulement à des difficultés matérielles et financières mais surtout à un déficit en personnel enseignant possédant les compétences nécessaires pour assurer une formation de qualité à des étudiants dont le nombre s’accroît chaque année (10,775 en 1996-1997 ; 13,900 en 1997-1998 ; 18,682 en 1998-1999 ; 19,714 en 1999-2000 ; 23,000 en 2000-2001).  Le déficit en personnel enseignant qualifié est de l’ordre de 177 sur un nombre requis de 715 enseignants, soit 24,75%. Par ailleurs, dans certains domaines spécifiques comme la biodiversité ou la biotechnologie, les enseignants titulaires n’ont pas toujours les compétences requises et ont besoin de renforcer leurs connaissances. Il est reconnu que ces facteurs ont un effet négatif sur la qualité de l’enseignement et sur l’économie de façon générale dans la mesure où les diplômés des structures universitaires sont les futurs cadres qui auront la responsabilité de gérer tous les secteurs de développement économique et social du pays. 

Conscient de cette situation, le Gouvernement du Mali, avec l’appui de ses partenaires au développement, a défini  des stratégies d’intervention à travers son Programme Décennal de Développement de l’Education 1999-2008 (PRODEC) qui prend en compte tous les ordres d’enseignement.  Entre autres stratégies ciblant l’enseignement supérieur, sont prévus la création d’une bibliothèque centrale universitaire, l’accès aux nouvelles technologies de l’information, la formation continue du personnel enseignant, la promotion de la recherche scientifique, etc. qui ont comme objectifs d’améliorer la qualité de l’enseignement et de permettre le respect des normes des universités africaines en matière de formation.

Une bonne formation des cadres est un défi que tout pays se devrait relever. La modalité TOKTEN (transfert de connaissances à travers les nationaux expatriés) a fait ses preuves dans certains pays en développement (Algérie, Guinée) en matière d’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur. Inspirée par cette expérience et en conformité avec les stratégies développées par le Gouvernement dans le cadre du PRODEC, l’Université du Mali avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD/Mali) a élaboré un programme similaire en 1998 pour pallier au déficit en personnel enseignant qualifié et ouvrir des perspectives de collaboration fructueuse pour l’Université du Mali avec d’autres Universités (notamment de provenance des nationaux expatriés maliens). Pour ce faire, la contribution de spécialistes nationaux expatriés de haut niveau ayant prouvé leurs compétences et savoir-faire dans les Universités étrangères est requise. En association et en appui à l’expertise nationale de l’intérieur, cette expertise expatriée peut efficacement fournir une assistance qualifiée permettant de surmonter les problèmes théoriques et pratiques rencontrés dans différents secteurs de l’économie malienne. La participation de cette expertise relève du volontariat par lequel la fibre patriotique des intéressés est mise en avant pour obtenir les résultats escomptés, à savoir le transfert des connaissances pour améliorer la qualité de l’enseignement et de la recherche au niveau des quatre facultés, trois instituts et trois grandes écoles qui constituent l’Université du Mali.

 Résultats au cours de l'année 2002

Parmi les acquis du Projet l'on peut citer :

Les réalisations des missions de consultation. 216 missions de consultation ont été réalisées octobre 1998 et mars 2003, au niveau des différentes Structures Universitaires, Grandes Ecoles et Instituts. Ces missions de consultation ont permis aux spécialistes de haut niveau de répondre à des besoins pressants, au niveau de toutes les structures universitaires, dans les domaines aussi variés que : les cours magistraux, les conférences scientifiques, l'encadrement de thèses, la participation à l'élaboration du curricula dans le cadre de la mise en œuvre de DEA et de Doctorats, l'organisation d'ateliers de réflexion (regroupant formateurs et utilisateurs) sur les filières de formation scientifiques, techniques et professionnalisées dans l'enseignement supérieur et les filières courtes de formation professionnalisées Bac+2. La formation continue du personnel enseignant, d'appui technique et administratif.

La mise en place d'un programme d'échanges et de transfert des connaissances.  Certains consultants expatriés maliens, de retour dans leur pays de résidence continuent de poursuivre le dialogue avec leurs collègues homologues locaux à travers des échanges de correspondances pour une mise en œuvre des recommandations formulées par le consultant à l'issue de sa mission. Ce programme d'échanges se manifeste aussi par les dons en documentation (livres et revues) et équipement informatique par les consultants à leurs homologues et aux structures universitaires d'accueil. Les dons en matériel contribuent à améliorer la qualité de l'enseignement des structures universitaires bénéficiaires.

Ces échanges vont faciliter le jumelage ou la consolidation des liens de coopération et d'échanges entre l'Université du Mali et les Universités d'origine des consultants nationaux expatriés.

La création de Supports de Promotion. En plus des Antennes de Relais créées auprès des représentations diplomatiques maliennes, un 3è numéro du bulletin de liaison a été édité et diffusé. L'édition et la diffusion d'un 4è numéro de ce bulletin de liaison est en cours. Les supports de promotion mis en place ont contribué à l'incitation de nouveaux partenaires (Coopération Française, UNESCO-BREDA) et à enrichir le répertoire des consultants expatriés qui comporte, après actualisation, 234 candidats à la date du 31mars 2003.

Les accords de coopération. Sur les 16 accords de coopération initiés, 7 ont été effectivement été signés avec des Universités en France, USA, Sénégal, Côte d'Ivoire au profit des structures universitaires maliennes comme la FAST, la FSJE, le Département de Médecine Traditionnelle de l'INRSP, l'IPR/IFRA. Les autres accords sont en négociation avec les structures universitaires du Canada, de l'Allemagne, du Gabon, du Burkina Faso, des USA en faveur de l'IPR/IFA, de l'IUG, de la FLASH/ENSup, de l'ENI. Les domaines d'accords sont  : recherche/enseignement, valorisation de la médecine traditionnelle, échanges entre chercheurs et publications des résultats de recherche et renforcement professionnel, etc.

Dans le cadre du Mémorandum de Coopération signé entre l'Université de Bamako et Southern University de Bâton Rouge (USA), s'est tenu à la Faculté des Sciences et Techniques du 11 au 13 décembre 2002, un atelier de formation de 50 formateurs pour la mise en œuvre du Programme GLOBE au Mali. Cet atelier a coûté 27.130 $US entièrement financé par la partie américaine.

Le retour envisagé de maliens expatriés.  Le retour définitif de maliens expatriés constitue également une stratégie de la modalité TOKTEN. La législation malienne n'offre pas aux expatriés maliens les conditions favorables à un retour définitif après un long séjour à l'étranger. Ils ne peuvent bénéficier que d'un recrutement contractuel dans les structures universitaires, à défaut d'intégration dans la Fonction Publique malienne.

Toutefois, il est à noter qu'une douzaine de maliens expatriés résidents en France et en Côte d'Ivoire ayant effectué des missions de consultation dans le cadre de TOKTEN ont créé au Mali une structure universitaire privée dénommée "Institut Polytechnique Privé de Bamako. Un autre malien expatrié résident au Niger est rentré définitivement au Mali et est recruté à la Faculté des Sciences et Techniques en qualité de contractuel. D'autres consultants sont rentrés et se sont installés à leur compte ou travaillent pour le compte de sociétés privées ou ONG.

Consulter les résultats obtenus en 2001   -  Retour DAP Education  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour de plus amples informations, contacter : 

M. Djeidi Sylla, Conseiller en Politiques et Stratégies, djeidi.sylla@undp.org,

PNUD Mali, BP 120, Bamako, Tél : (223) 222.01.81 et Fax : (223) 222.62.98

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Objectif de développement

Cette composante a pour objectif d’améliorer substantiellement à court et moyen termes la qualité de l’enseignement dans les structures de l’Université.  

Cibles et bénéficiaires. 

Les bénéficiaires directs du projet sont les étudiants, les professeurs, l’administration universitaire, les facultés, les instituts et grandes écoles, les centres de recherches des départements de la santé et du développement rural. Les bénéficiaires indirects sont les entreprises et l’administration.  

Approche.

La méthodologie TOKTEN consiste à faire appel aux compétences nationales sur la base de volontariat en se fondant sur la fibre patriotique des Maliens qualifiés enseignant dans les structures universitaires à l’étranger. Le retour définitif des expatriés et leur installation au Mali sont suscités par cette approche.

TOKTEN est géré par un comité de gestion composé de représentants de toutes les structures impliquées :  Cabinet du Ministère de l’Education (Direction Nationale de l’Enseignement Supérieur), Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), Ministère des Affaires Etrangères et des Maliens de l’Extérieur (Direction de la Coopération Internationale), Commission Nationale Malienne pour l’UNESCO, Rectorat,  Doyens des Facultés, Directeurs des Grandes Ecoles et des Instituts, Directeurs des Centres de Recherche des Ministères de la Santé (Institut National de Recherche en Santé Publique-INRSP) et du Développement Rural (Institut d’Economie Rurale-IER), Direction de la Planification et PNUD. Le secrétariat de ce comité est assuré par la Coordination du projet  qui est l’organe d’exécution des décisions et recommandations du Comité de gestion.  Il fonctionne sous la supervision du Recteur de l’Université qui est le Directeur du projet.

Les besoins sont exprimés (avec termes de références de la consultation) par les structures universitaires et transmis au Secrétariat qui les centralise, les étudie et fait des propositions au Comité de gestion qui prend les décisions au cours de ses rencontres qui ont lieu une fois tous les deux mois. Le programme travaille en étroite collaboration avec les Ambassades du Mali qui jouent le rôle d’antennes de relais.