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Domaine
: promotion de la gouvernance
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- Titre du projet
: Le
Programme d’Appui au Processus de Décentralisation financé
par les Volontaires des Nations Unies
- Ministère
de tutelle : Ministère de l'Administration
Territoriale et des Collectivités Locales
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Le
Programme d’Appui au Processus de Décentralisation financé par
les Volontaires des Nations Unies
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| Objectifs
spécifiques |
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- assurer
l’interface entre les communautés de base et les autorités
communales en créant des espaces de dialogues et de
concertation, notamment en matière de protection de gestion
de ressources naturelles, de mobilisation
de ressources financières locales et de participation
volontaire au processus de planification
- former et informer les
acteurs de la décentralisation ( élus, agents
des collectivités décentralisées, services
techniques déconcentrés et les représentants de la société
) en priorité dans les régions de Mopti et Tombouctou afin
qu’ils prennent en charge les compétences qui leurs sont
transférées dans le cadre de la décentralisation
- renforcer les activités
d’appui aux collectivités territoriales en matière de NTIC
-
contribuer à un pilotage stratégique de la décentralisation
aux niveaux central et régional basé sur la collecte et un
traitement approprié de l’information en provenance de la
base
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Contexte
et justification du projet. Suite
aux évènements de 1991 , le gouvernement provisoire qui a remplacé
le « parti unique » s’est engagé à instaurer un
système démocratique. Pendant cette période de transition de Mars
1991 à Juin 1992 , conformément aux recommandations de la « conférence
nationale » et à la suite des résultats d’un référendum
national , le pays opte pour une nouvelle constitution de type
« pluraliste démocratique », dans laquelle la décentralisation
est énoncée de façon explicite. Ce processus de décentralisation
est accompagné par un certain nombre d’autres
stratégies transversales visant en particulier la promotion
des solidarités nationales , régionales et locales, le
renforcement de la participation de la femme au développement , la
gestion des ressources naturelles et la promotion du mouvement
associatifs.
- Des
progrès important ont été réalisés dépuis le lancement du
processus de décentralisation au Mali :
- ·
La mise en place d’un cadre légal ;
- ·
La réorganisation du territoire national en communes
- ·
La mise en place d’instrument de planification
et de programmation du développement aux niveaux villageois
- Cependant
la Décentralisation est un fait relativement récent au Mali.
Cela peut expliquer la persistance de plusieurs contraintes,
dont certaines paraissent spécifiques aux deux régions
d’intervention du présent projet. Ces contraintes ou les
problèmes identifiés, se rencontrent à plusieurs niveaux. Les
plus importantes sont les suivantes :
- a.)
Si les Communes, les élus, les maires, les conseils
communaux et les agents administratifs communaux
ont bien été mis en place, leur niveau de compétence
est faible – Nombre de ces
élus communaux sont des analphabètes qui ont besoin
d’être formés à leurs tâches en vue de l’exécution
correcte de leurs nouvelles responsabilités - tandis que
la viabilité de certaines communes demeure douteuse (notamment
celles qui ont moins de 5000 habitants) ; elles sont, de
plus très nombreuses, si l’on tient compte des ressources
disponibles pour les appuyer. Partant, ces communes demeurent
majoritairement tributaires de l’aide extérieure.
- b.)
Cette situation est d’autant plus préoccupante que
l’on note une persistance de la pauvreté, qui demeure à un
niveau très préoccupant dans le pays, notamment en milieu
rural (plus de 75% de la population), et une insuffisance
d’acteurs expérimentés
(organisations paysannes, conseils de village,
groupements d’usagers, opérateurs privés, ONG) pour rendre
opérationnelles les stratégies adoptées en vue de réduire
les effets de cette pauvreté et mettre en œuvre le processus
de Décentralisation – et notamment pour assurer la mise en
place de mécanismes et procédures opérationnels de
planification et de programmation communaux et de gestion de
ressources fiscales, et en matière de montage de projets, de
gestion des investissements et de projets,
de suivi et d’évaluation des actions de développement.
Les services publics et privés capables en particulier
d'apporter une assistance à la maîtrise d’ouvrage sont non
seulement peu nombreux mais également inégalement répartis
dans ces régions.
- c.)
Les « Centres de Conseils Communaux » (CCC) qui sont censés apporter une assistance à la maîtrise
d’ouvrage des communes et dont les fonctions sont assurées à
titre transitoire par des ONG sélectionnées en attendant que
d’autres structures plus pérennes se mettent en place, ont
probablement eux-mêmes besoin d’être renforcés en matière
de capacité technique et de gestion, manquant de personnel et
de moyens suffisants pour couvrir tous les besoins des communes,
surtout en terme de suivi / évaluation des actions (ces ONG mènent
d’autres actions parallèlement). La mise en place des agences
régionales de la structure d’appui financier aux communes du
dispositif de Décentralisation, l’Agence Nationale pour l’Investissement
des Collectivités Territoriales ( ANICT ) – qui canalisera
les ressources de l’Etat et les contributions de bailleurs de
fonds vers les communes -, nécessitera également un appui
technique pour accompagner ses interventions au niveau des
communes. Une assistance du présent projet pourrait être
apportée dans ce domaine aux autorités de tutelle
et aux projets d’appui qui apportent une aide directe
à ces institutions - PACR-T/M et Programme d’Appui au Démarrage
des Communes (financement UE) en vue de renforcer leur capacité
d’intervention.
-
- d.)
Faiblesse des services techniques de l’Etat :
- -
Les services déconcentrés de l’Etat ne sont pas encore équipés
pour assurer le nouveau rôle d’appui - conseil auprès des
instances des nouvelles institutions nées de la Décentralisation :
les conseils de villages, de communes, de cercles et les assemblées
régionales. Si on relève dans certains secteurs - santé, éducation,
développement rural et conservation de la nature – des
actions visant la déconcentration des services, ces actions
restent timides et insuffisantes, et surtout non accompagné de
mesures de renforcement de capacité aussi bien en terme de
moyens d’équipement et de fonctionnement qu’en matière de
formation à différents niveaux. La faiblesse des services
techniques, ne permet pas aux équipes techniques disponibles -
aux niveaux régionaux (plus rarement présents aux niveaux des
cercles) – d’intervenir auprès des communes pour les
conseiller et les appuyer dans l’élaboration de leurs projets
et programmes, et à fortiori pour assurer le suivi de leurs
actions de développement. Les services techniques sont
difficilement en mesure à l’heure actuelle d’accomplir
correctement leurs missions traditionnelles ; ils seront
probablement d’autant moins capable d’accomplir les missions
nouvelles plus complexes résultant de la Décentralisation et
du fonctionnement correct d’un état de droit.
-
- -
Les programmes sectoriels – notamment le PRODEC (Programme de
développement de l’éducation), le PRODESS (Programme décennal
de développement sanitaire et social) et le PASAOP (Programme
d’appui aux services agricoles et aux organisations paysannes)
- ne sont pas encore pleinement intégrés dans le processus de
Décentralisation en cours. Une des limites de fond de tous ces
programmes tient à l’appréciation différenciée de la Décentralisation,
du cadre et des règles de participation et de
responsabilisation des populations, certains programmes visant
à promouvoir davantage les communautés de base que les
collectivités territoriales sans que la ligne de partage des
compétences soit suffisamment explicitée et prise en compte.
Par ailleurs, les plans de développement communaux ne tiennent
pas suffisamment compte des stratégies et politiques
sectorielles nationales et de leurs implications dans leurs préoccupations
de développement communal (notamment en matière de ressources
naturelles). L’impact de ces programmes sera limité s’ils
ne s’inscrivent pas dans une orientation générale qui
s’impose à tous les secteurs et assure la cohérence des
interventions avec la politique de Décentralisation et si des
mesures effectives ne sont pas prises au niveau de la déconcentration
et de la gestion des ressources humaines et financières.
-
- -
Globalement, il manque une ligne directrice au niveau régional
pour guider l’ensemble des réformes et des interventions en
matière de développement et de Décentralisation et pour en
assurer leur cohérence. Un grand effort a été porté par les
pouvoirs public pour jeter les bases d’une Décentralisation
au niveau des communes – qui constituent le cadre privilégié
de participation des populations dans les actions de développement
et qui devrait favoriser un accroissement des investissements
sociaux de base et un meilleur accès des populations à ces
investissements. Mais les actions à la base demeurent morcelées
et partielles sans perspective économique d’ensemble
permettant aux populations et aux collectivités locales de
s’intégrer pleinement dans l’économie régionale, facteur
d’intégration et de synergie permettant d’assurer une
meilleure coordination et cohérence des actions des différents
partenaires au développement : les populations
villageoises et urbaines, les organisations de base, les élus
à différents niveaux, les conseils de communes, de cercles et
les assemblées régionales (élues), les services techniques déconcentrés,
les partenaires extérieurs, les opérateurs économiques du
secteur privé, et les ONG. Toutes ces interventions devraient
s’articuler correctement entre eux dans le temps et dans
l’espace, selon un ordre de priorité et un processus séquentiel
préétablis.
-
- e).
Les communes sont dispersées, souvent mal desservies (les
infrastructures routières et les réseaux de transport étant
encore généralement embryonnaires) ou enclavées dans
certaines zones d’accès particulièrement difficiles (zones
inondées de la région de Mopti) qui peut entraver les actions
d’appui des projets et des services techniques.
______________________
- Pour de plus amples informations, Contacter M.
Henri Valot, Coordinateur du Projet,
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Objectif
de développement
Appuyer
le gouvernement du Mali et la société civile malienne dans la mise
en œuvre du processus de décentralisation en cours , qui vise à
approfondir le processus démocratique et de bonne gouvernance au
niveau local et assurer que la population malienne participe
volontairement à ce processus et à la bonne gouvernance du pays.
Cibles
et bénéficiaires.
Les
bénéficiaire du projet seront dans l’ensemble les acteurs et
parties prenantes aux
projets PACRM / T, Acodep et forêt Kita en leurs diverses
composantes. Un effort particulier sera cependant porté par le
projet sur les bénéficiaires directs suivants :
·
au niveau des communes : les populations , les élus et
les autorités communales (
maires, adjoints, conseillers ) et administratives ( sous-préfets)
et les agents techniques communaux , le personnel des services
techniques et les leaders associatifs et communaux ; une
attention particulière sera portée également , si besoin , sur
les villages n’ayant pas encore bénéficier , de l’aide des
projets et programmes d’assistance en cours afin une interface adéquat
avec les communes dont ils dépendent ;
·
au niveau des cercles : les élus , conseils de cercles
et services techniques représentés à ces niveaux , et les autorités
de tutelle ( préfets ) ;
·
au niveau régional : les élus et les agents des
assemblées régionales , les services techniques déconcentrés ,
la société civile et les organismes et autorités de tutelle, le
haut commissariat représentant
du Ministère de l’administration Territoriale et des
collectivités locales (MATCL ) , en matière de coordination des
actions des différents intervenants dans le cadre de la décentralisation.
Approche.
·
Appui aux projets PNUD afin d’amplifier leurs résultat
·
Appui au MATCL , à la DNCT et au dispositif national
d’appui aux collectivités territoriales.
La
méthodologie d’intervention du PAVD est : l’information ,
la formation et l’appui / conseil.
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