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Cadre de résultats stratégiques / Rapport annuel axé sur les résultats Contexte
Le
Mali de 2002 se caractérise par sa stabilité politique et la
confirmation du processus de démocratisation, qui lui valent la
sympathie, la disponibilité et le soutien continus de la communauté
internationale. Suite
à des élections présidentielles et législatives réussies (et
reconnues par toute la classe politique), et l’arrivée d’un nouveau
président, un nouveau système de gestion à base consensuelle
d’essence populaire se met en place, dont une des caractéristiques, qui
constitue un défi à suivre dans les mois et années à venir, est
l’absence d’une majorité absolue. La
mise en œuvre de la décentralisation –ferme option politique renouvelée
du Mali mais aussi grand défi
en termes d’opérationnalisation – a enregistré d’importants
résultats surtout quant au parachèvement du dispositif institutionnel :
mise en place du Haut Conseil des Collectivités (HCC), mise en fonction
de l’Agence Nationale d’Investissement pour les Collectivités
Territoriales (ANICT) qui a enregistre un taux de décaissement de 80% des
ressources allouées à elle: la poursuite de la mise en place des Centres
de Conseil Communaux (CCC. ). De
plus, l'année 2002 enregistre la reprise de la concertation entre le
gouvernement et ses partenaires (interrompue depuis 1999) autour de la
question clé de la réforme de décentralisation. Un
autre défi de la démocratie malienne a trait au statut de la femme qui
ne semble pas avoir enregistré d’avancée significative durant les
dernières années. Quant à la participation des femmes à la vie
publique, l’évolution au plus haut niveau est lente : l’issue des
dernières élections voit réduit le nombre de députés femmes de 18 à
14 sur 147, et celui de femmes ministres de 6 à 4 ; par contre on note
des signes encourageants au niveau des organes décentralisés : dans les
communes urbaines, 89 femmes sur 666 conseillers (18 %) et dans les
communes rurales : 128 femmes sur 8 134 conseillers (15,75 %) dont 6
maires. La
Déclaration de Politique Générale du Gouvernement adoptée en décembre
2002, met l’accent sur le développement des secteurs porteurs de
croissance et d’emploi, et cible prioritairement le monde rural. Les
axes majeurs retenus sont : la promotion des investissements et le développement
du secteur privé, le développement des infrastructures de base, le développement
et la valorisation des ressources humaines, la rénovation du cadre
politique, la bonne gouvernance et la décentralisation. L’adoption
par le gouvernement en 2002 de son Cadre Stratégique de Lutte contre la
Pauvreté (CSLP) constitue une avancée significative et un atout dans le
dialogue sur les politiques et mesures macro économiques permettant de réduire
la pauvrette des maliens : l’objectif principal est l’atteinte d’un
taux moyen de croissance, en termes réels, de l’ordre de 6 % par an à
partir de 2004 afin de ramener la pauvreté de 67 à 47 % en 200.7 Ces
hypothèses de croissance sont toutefois mises en causes par la
conjoncture de divers facteurs auxquels le Mali s’est vu confrontés en
2002 : mauvaise pluviométrie, baisse du cours du coton et risque d’insécurité
alimentaire. Le non endossement à ce jour du document par les Conseils
d'Administration respectifs de la Banque Mondiale et du FMI – du fait
d’une nouvelle analyse du cadrage macroeconomique du CSLP – retarde
l’allègement substantiel attendu de la dette. A
cela s’ajoute les retombées négatives aux plans économique (difficultés
d’approvisionnement, surcoûts dû au re-acheminement par d’autres
ports), social (plus de dix milles rapatriés en janvier 2003)
voire sécuritaire de la crise en Côte d’Ivoire intervenue au
dernier trimestre de 2002, qui risquent de s’alourdir en 2003. Sur le
plan économique, la Côte d'Ivoire est le principal débouché maritime
du Mali par lequel transitent près de 75 % des marchandises maliennes à
l'importation comme à l'exportation. Enfin la Côte d'Ivoire est le deuxième
partenaire commercial du Mali. De par cette position, le Mali subit de
plein fouet les conséquences de la crise ivoirienne. Ces conséquences se
déclinent sur le court et le moyen termes, notamment quant à
l'approvisionnement du pays en produits de grande consommation, l'activité
économique et la situation macro-économique, les retombées sur le plan
humanitaire. Au
plan de la gestion des affaires publiques, le deuxième semestre de 2001 -
et encore plus l’année 2002 - a été marqué par la mobilisation de
l’administration et de tous les partenaires autour de la CAN (Coupe d’Afrique
des Nations), du processus électoral et du renouvellement subséquent des
équipes à la tête des plus hautes institutions du pays avec comme conséquence
un ralentissement quasi généralisé de toutes autres activités. Ceci
s’est reflété entre autres dans un
taux particulièrement faible de déboursements au titre des divers
programmes et notamment de ceux en matière de santé et d'éducation
(environ 5 % pour le PRODESS- santé
et 16 % pour le PRODEC –éducation )
Des résultats sensibles sont enregistrés dans le temps malgré
ces lenteurs et notamment dans les régions du nord du pays. Au
regard de ce contexte national, le PNUD a centré ses appuis dans la
facilitation auprès du gouvernement et des partenaires techniques
et
financiers en matière de
programmation conjointe et de
mise en place de mécanismes consensuels d’impulsion et de gestion
d’exercices globaux tel que la formulation du CSLP et la mise en place
des mécanismes de son suivi, la gestion du processus électoral et le
renforcement des capacités des structures en charge de la conduite des élections,
la poursuite de la mise en œuvre
de la décentralisation. Pour ce qui est du SNU, l’UNDAF a été formulé
en parallèle avec la finalisation du CSLP en inscrivant ainsi
l’assistance du SNU dans la mise en œuvre et suivi du CSLP, cadre
unique de référence pour les interventions de l’ensemble des
partenaires. Quant
au PNUD ce processus de programmation a abouti a la formulation du
nouveau cadre de coopération Gouvernement du Mali / PNUD
pour la période 2003-2007
CPO (Country Programme Outlines). Le Conseil d’administration
l’a approuvé en sa session de juin 2002 qui a connu la
participation active d’une délégation du Mali. A cette occasion les
autorités maliennes ont salué le partenariat de qualité avec le PNUD et
le rôle d'avis conseil joué par ce dernier notamment en matière de
gouvernance et par ailleurs la promotion par le PNUD Mali d’une approche
de gestion axée sur les résultats, souci propres aux autorités
maliennes. Plaidoyer et dialogues politiqueLe
Coordonnateur Résident avec l’appui / accompagnement du PNUD, a animé
à partir du deuxième semestre 2002, les concertations des Partenaires
Techniques et Financiers autour i) de l’appui aux politiques macro-économiques.
Il en a résulté la re-dynamisation des concertations Gouvernement et
partenaires techniques et financiers, la définition consensuelle des mécanismes
de suivi de la mise en œuvre du CSLP et de l’appui à y apporter ; ii)
des initiatives de gestion de la crise ivoirienne et de ses retombées sur
le Mali ( mise en place et appui au fonctionnement des mécanismes de
concertation, travail avec les comités de crise (national, régional et
local), appuis divers du groupe des PTF, appui-conseil en étroite liaison
avec OCHA) pour la préparation d’un Plan de contingence global et de
plans sectoriels, actions de plaidoyer, mise en place de systèmes
d’information de la crise. Le principal résultat enregistré à ce
niveau est le consensus des partenaires
(bilatéraux, ONG, SNU) pour une réponse conjointe, sous l’égide du
Coordonnateur Résident. Dans
le domaine de la gouvernance économique, la contribution du PNUD a permis
l’identification préliminaire d’indicateurs objectivement vérifiables
(IOV) pour le suivi des ODMs au plan national, dans le prolongement et en
synergie avec les travaux initiés au niveau régional
(Programme régional de suivi du PRSP et des indicateurs du Millénaire
pour le développement). En
matière de gouvernance démocratique, la consolidation des acquis de 2001
dans le domaine de la décentralisation s'est poursuivie et a débouché
sur des résultats précis dans les deux régions (Mopti et Tombouctou)
d’intervention du PNUD/FENU. De
cette expérience conjointe, l’on peut retenir trois niveaux de résultats
: la participation effective des acteurs clés (élus locaux, représentants
des services de l’Etat, et communautés) aux mécanismes de
planification et de mise en œuvre des activités de développement, la
mobilisation effective de ressources internes (impôts et taxes) et
externes (subventions d’investissement) sur la base d’une modulation
des actions selon les besoins prioritaires des groupes cibles, l’émergence
de ressources humaines capables de planifier et gérer leur propre développement
en appliquant des outils techniques et méthodologiques mis à leur portée.
Au total, plus de 184 communes sont concernées et 30 000 personnes dont
20 % de femmes (soit 600) ont vu leur capacité renforcée. En outre, au
niveau du pilotage du processus de décentralisation, le PNUD/FENU a
apporté un important appui de facilitation par l'élaboration de notes méthodologiques
qui ont permis la reprise de la concertation Gouvernement/partenaires sur
la poursuite du processus de décentralisation. Le
soutien apporté par le PNUD au processus électoral a contribué à
favoriser la participation et la confiance de l'ensemble des acteurs
politiques et sociaux au travers des mécanismes de concertation. Des
actions de sensibilisation et formation ont été menées, Thèmes transversauxLe
rôle actuellement joué par le PNUD dans la définition des mécanismes
de suivi du CSLP, et des MDGs plus largement, facilitera le choix des IOV
genre sensible ; en 2002, l’identification et l’analyse des besoins en
indicateurs sur les conditions socio-économiques de la femme, et le choix
par le gouvernement d’indicateurs prioritaires concernant l’objectif
de l’égalite entre le genres. Aussi,
dans l’optique d’une intégration plus systématique de l’analyse
‘genre’ dans les stratégies et programmes nationaux, a été réalisée
en 2002 une étude-bilan de la prise en compte du genre dans les projets
et programmes appuyés par le PNUD - comme première étape de la mise au
point d’une démarche partagée et instrument de dialogue avec le
gouvernement et ses divers partenaires. Elle a
abouti à la formulation conjointe avec les autorités
gouvernementales et des représentants de la société civile d’une
Stratégie et Plan d’Action de promotion de la transversalité du genre
pour la période 2003-2007. Cet exercice est diffusé comme “
best-practice ” par le SURF/Dakar. De
l'étude des lieux des droits humains au Mali, réalisée par le PNUD, et
sa validation par les partenaires nationaux a résulté une relance de la
concertation autour du Programme Décennal de développement de la Justice
(PRODEJ) qui a permis de dégager un certain nombre d'axes d'intervention. En
matière de transversalité environnementale, la triptyque énergie-lutte
contre la pauvreté et genre a été concrétisée aussi bien dans la
gestion durable des ressources forestières que dans la promotion de
technologies adaptées permettant à la fois la production d'énergie,
l'accès à l'eau, et la génération de revenus. Des
partenariats de qualité ont été consolidé dans le domaine de la décentralisation:
le parachèvement du dispositif de décentralisation et les partenariats
établis avec FENU, Union Européenne, AFD, L'USAID, SNV, la Coopération
Suisse ont jetté les bases pour (i) un meilleur pilotage du processus, (ii)
le transfert des compétences et ressources du niveau central au niveau
des collectivités territoriales et (iii) une systématisation accrue des
approches et interventions. Les résultats concrets sont le seul
dispositif national d'appui technique (réseau CCC) et l'Agence
d'Investissement en tant que dispositif financier commun à travers
laquelle un nombre croissant de partenaires transitent leur assistance
financière. Sur le plan technique, un nombre important d'ONG nationales
s'y ajoute avec lesquelles le PNUD a développé un important savoir-faire
en matière d'approche participative et d'appui au développement local.
Par rapport aux partenariats, l'évaluation d'effet réalisée fin 2002/début
2003 montre, cependant, trois problèmes: la cohérence des approches et
des outils, les critères d'affectation de ressources et les appuis aux
programmes sectoriels (éducation, santé et justice notamment. Le
partenariat avec le VNU s'est concrétisé avec la mise à disposition
d'expertise (19 volontaires) au niveau central et local. En matière d'élections,
un fonds commun à été institué au niveau du Trésor afin d'harmoniser
les procédures. Grâce aux efforts de mobilisation de ressources du PNUD,
la Norvège et la Suède ont participé à travers le PNUD dans ce fonds
commun. Afin de faire valoir le rôle de la société civile dans les
lections, un partenariat avec une dizaine d'ONG a été établi dans la
sensibilisation et l'éducation civique et électorale, avec un
perspective de renforcement de capacités à moyen terme. Dans le domaine d'énergie alternative durable en milieu rural, la porte a été ouverte pour un partenariat avec le secteur privé (contributions de fondation SHELL et d'EDF/Ademe) avec des perspectives d'une plus grande implication du secteur privé dans le développement. Ensuite, le PNUD a impulsé les partenariats avec les bailleurs de fond non résident au Mali, notamment la Norvège. La Norvège et le PNUD ont poursuivi les rencontres annuelles ayant pour but d'échanger par rapport au développement du Mali en général, aux politiques sectorielles et l'évolution du programme du PNUD. Dans ce cadre, le PNUD a fourni régulièrement des informations sur les développements politiques au Mali et a été instrumental pour influencer positivement l'opinion des décideurs politiques par rapport au statu temporaire du Mali en tant que pays prioritaire. Ainsi, la Norvège a canalisé plus de 2 millions de USD à travers le PNUD en 2002, notamment dans le domaine de la gouvernance Performance et meilleures pratiques 200 - 2002 L’adoption
de l’approche Résultats par le PNUD en 1999-2000 a coincidé avec le démarrage
effectif du Cadre de coopération (1998-2002) qui dessinait déjà un
focus sur les priorités nationales, en l’occurrence :
1.
dans la planification et la gestion du développement: Le Cadre Stratégique
de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) a été bâti sur la Stratégie
Nationale de Lutte contre la Pauvreté et l'Etude Nationale Prospective
Mali 2025, élaborées avec l'appui du PNUD respectivement en 1999 et
2001. Afin d'opérationnaliser le CSLP et l'Etude Prospective, deux autres
études réalisées par le PNUD ont servi de base pour les
méthodologies de suivi du
CSLP: l'étude diagnostic sur les outils méthodologiques de suivi d'exécution
existant au Mali et l'étude sur la Stratégie de suivi-exécution des SRP
(Stratégies de réduction de la pauvreté). En plus, le consensus sur la
nécessité d’une bonne articulation des dimensions temporelles et
spatiales du développement, l’élaboration d’instruments importants
tel que le manuel de procédures pour la programmation et le suivi-évaluation
des investissements publics, le schéma directeur du développement du
système statistique national, les documents éthodologiques en matière
de planification locale et d'aménagement du territoire et le plan
national de formation constituent des progrès importants vers le
renforcement des capacités nationales de planification et de gestion du développement
2 .
dans l'introduction par le PNUD de l'énergie au milieu rural à travers
les plate-formes multifonctionnelles, équipées de réseaux d'eau et d'éclairage
et gérées par des associations de femmes dans 200 villages maliens a
permis aux femmes, en particulier les plus défavorisées, mais aussi aux
hommes, de sortir du piège énergie-pauvreté et d’accéder à des
services énergétiques modernes abordables et durables. L'étude
d'impact menée en 2002 a confirmé les résultats positifs: un triplement
du revenu annuel par femme, un gain de temps compris entre deux et six
heures par femme et par jour, une augmentation de la fréquentation et des
résultats scolaires des filles, dû notamment à une assiduité plus
grande et à un état de fatigue moins intense, une meilleure qualité des
produits résultants de la transformation agricole, l'augmentation de la
masse monétaire et une valorisation du statut des femmes. Cette expérience
pilote a permis de contribuer à une meilleure analyse énergie - pauvreté
et au développement des énergies renouvelables. L'impact essentiel se
trouve notamment au niveau de l'intégration des résultats de cette
technologie dans la définition et le suivi de la politique énergétique
rurale et la stratégie de réduction de la pauvreté. Ainsi, la plate-
forme a joué un rôle prominent lors du Sommet Mondial de Johannisbourg. 3.
Dans la conduite de la démocratisation et de la décentralisation : le
PNUD a accompagné le Gouvernement dès les premières réflexions sur le
processus de décentralisation avec l'appui à la mission de Décentralisation
et des Réformes Institutionnelles, suivi par l'appui à la phase des études
et réflexions qui ont abouti à la définition d'un cadre juridique et
d'outils. En aval, le FENU/PNUD ont contribué à la mise en œuvre de la
décentralisation à travers le renforcement des capacités de
planification et de gestion décentralisée ainsi que de gestion locale
des ressources naturelles en appliquant une approche participative et
inclusive, notamment par rapport à la position des pauvres, des femmes et
des groupes vulnérables. De cet appui a résulté l'élaboration de plans
de développement triennaux au niveau des communes et le financement de
nouveaux projets d'investissement par l'Agence Nationale d'Investissement
des Collectivités Territoriales; 4.
dans la préparation des consultations électorales de 2002 qui ont revêtu
une grande importance pour le pays après les élections controversées de
1997. Les résultats des élections 2002, qui se sont déroulées dans le
calme, ont été acceptés par toute la classe politique. L'appui du PNUD
s'est situé tant en amont qu'en aval. Déjà en 2000, le PNUD a accompagné
le Ministère dans l'étape préparatoire avec l'appui à la constitution
des listes électorales fiables, condition de base pour la réussite des
élections. Ensuite, le rôle de la société civile et des partis
politiques a été renforcé à travers la formation des délégués de
partis politiques et des animateurs des ONGs pour mieux exercer leur tâche
d'éducation électorale et de sensibilisation de leurs militants et de la
population ainsi que leur implication dans les espaces réguliers de
concertation avec l'administration. Suite aux élections 2002, le PNUD a
accompagné le gouvernement dans la revue du système électoral à
travers son avis conseil et l'apport d'expertise afin d'accroître
l'efficacité, la professionnalisation et la rationalisation des coûts
des élections. Des rencontres avec l'ensemble des partenaires sociaux et
politiques tant au niveau national que local ont abouti à des
propositions concrètes qui
seront validées lors d'un Forum National en mars 2003. La
principale difficulté rencontrée dans l’établissement des
orientations stratégiques est la mise en cohérence de ces “ nouvelles
” orientations et des résultats de court et moyen terme attendus par
les projets. Cette difficulté de juxtaposition de programmations et
priorités décalées dans le temps a été en partie aplanie par la mise
en place d’un système local de suivi des résultats qui intègre le
niveau projet, et qui établit les nécessaires corrélations entre résultats
de projets et résultats stratégiques intégrés du bureau. Gestion
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