Journée de l’industrialisation de l’Afrique : créer des conditions favorables à la transformation de l’économie sur le continent

Bamako, le 20 novembre 2007_Le Mali à l’instar de nombreux pays Africains a célébré aujourd’hui la journée de l’industrialisation du continent, ayant pour thème cette année «Technologie et innovation au service de l’Industrie : investir dans le capital humain, c’est investir dans l’avenir ».
La commémoration de la journée était présidée par le Ministre de l’ Économie, de l’industrie et du commerce, en présence du Coordonnateur Résident des activités opérationnelles du système des Nations Unies au Mali et Représentant Résident du PNUD, des représentants des organisations professionnelles du secteur privé, de la société civile, des chefs d’entreprises, des responsables des services centraux de l’administration et du Chef des opérations de l’ONUDI au Mali.
Il est en effet connu qu’une infrastructure déficiente, des compétences insuffisantes, une mauvaise gouvernance et des technologies obsolètes entravent le développement industriel. En Afrique, les activités de valorisation des produits locaux cèdent le pas aux échanges commerciaux immédiatement rentables mais créant moins de valeur ajoutée, donc ne contribuant pas à la lutte contre la pauvreté.
Pour le Ministre de l’Économie, de l’industrie et du commerce, Mme Ba Fatoumata Nènè Sy ,  le thème de cette année traduit l’intérêt que l’Afrique accorde à la technologie et à l’innovation pour l’amélioration des conditions de vie de ses populations. Le Ministre a de ce fait rappelé certaines initiatives nationales ou sous-régionales ayant des liens étroits avec le thème retenu, comme par exemple la politique d’industrialisation du Mali pour la réalisation d’entreprises compétitives et porteuses de croissance rapide et d’emplois durables, le programme de restructuration et de mise à niveau des entreprises industrielles, le programme qualité de l’UEMOA, le cadre intégré du commerce, le programme intégré d’appui à la valorisation des produits agro-pastoraux et au développement du secteur privé avec l’ONUDI, le projet d’ appui aux sources de croissance pour l’amélioration du climat des investissement, le fonds d’ appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage et le fonds d’ appui à la promotion des inventions de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle.
Le Ministre a ensuite salué l’ensemble des partenaires et surtout l’ONUDI pour la « coopération exemplaire et dynamique » qu’elle entretient avec le Mali et a exprimé sa satisfaction pour tous les efforts que cette institution spécialisée des Nations Unies déploie.
A l’occasion de cette célébration, M. Joseph Byll-Cataria, Coordonnateur Résident des activités opérationnelles du système des Nations Unies au Mali et Représentant Résident du PNUD a délivré le message combiné du Secrétaire Général de l’ONU, du Secrétaire Exécutif de la CEA, du Directeur Général de l’ONUDI et du Président de la Commission de l’Union Africaine. L’on retiendra de ce message que l’Afrique, à l’instar de l’Asie du Sud-Est, a besoin de mobiliser les progrès de la science, de la technologie et de l’innovation pour faire face à ses problèmes de développement et pour réaliser des progrès vers l’atteinte des OMD. D’où l’initiative de l’ Union Africaine , de la CEA et de l’ONUDI d’inciter les pays Africains à examiner de plus près leurs politiques et stratégies et d’intégrer la science et la technologie dans leurs plans et priorités.
L’Afrique peut-elle s’industrialiser ? était le thème du premier thème présenté lors de cette journée par M. Adama Konaté , Directeur national des industries. Le second portant sur la présentation de l’ONUDI et de ses activités a été fait par M. Bafotigui Sako, Chef des opérations. Ces thèmes ont soulevé la problématique de la transformation structurelle des économies qui passent par l’accroissement de la productivité et de la compétitivité dans les secteurs productifs agricoles.
Le paradoxe du fléchissement de la part de la manufacture dans le PIB, qui passe de 6 % à 3% au Mali, selon les résultats du recensement industriel de 2006, malgré l’abondance de ressources naturelles, a été souligné. Une inversion de cette tendance serait nécessaire selon les participants, qui estiment que cela fait appel à la « volonté politique » des États.

Pour toute information complémentaire, contacter :
M. Bafotigui Sako, Chef des opération ONUDI (bafotigui.sako@undp.org