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Ce
début de semaine aura été celui de l'investissement dans notre
pays. En effet 24 heures après la 3è réunion du Conseil présidentiel
pour l'investissement (CPI), présidée par le chef de l'Etat,
Ama
dou Toumani Touré, le deuxième forum sur l'investissement en
Afrique de l'Ouest a démarré, hier au
Centre international des
conférences de Bamako.
La cérémonie d'ouverture présidée par le ministre de la
Promotion des Investissements et des Petites et Moyennes
Entreprises,
Ousmane Thiam
, s'est déroulée en présence du ministre des
Maliens de l'extérieur
et de l'Intégration africaine, Oumar Hamadoun Dicko et de son
homologue de l'Agriculture Seydou Traoré. On y notait également
la présence du président du Conseil économique, social et
culturel, Moussa
Balla Coulibaly
, du président de la
Chambre de commerce et d'industrie
du Mali, Jeanmille Bittar, de la secrétaire exécutive adjointe
de la Commission économique pour l'Afrique, Mme
Joséphine
Ouédraogo et du coordinateur résident du système des Nations
Unies, Joseph Byll-Cataria.
UN
DIALOGUE PRODUCTIF-
Ce forum, relèvera
Ousmane Thiam
, se tient à un moment où les pays de l'Afrique de l'ouest sont
en proie à de multiples difficultés, au nombre desquelles la sécheresse,
les conflits sociaux, les contraintes de la mondialisation qui se
traduisent par une famine endémique et l'émigration des jeunes.
C'est fort de ce constat que la CEA, expliquera Mme
Joséphine
Ouédraogo, a initié ce forum pour établir un dialogue productif
entre entrepreneurs, autorités gouvernementales et investisseurs
afin d'examiner de manière approfondie les obstacles à l'essor
des petites et moyennes entreprises et proposer des mesures
pratiques pour assurer leur développement. Car, l'un des défis
économiques majeurs de notre sous-région est de donner la preuve
de sa capacité à attirer des investissements productifs (intérieurs
et extérieurs) et à revendiquer sa participation aux courants d'échanges
intra-africains et mondiaux, a-t-elle ajouté.
En effet, l'environnement politique et institutionnel ne favorise
pas le développement des PME, a constaté Mme
Joséphine
Ouédraogo. Par le passé, plusieurs pays africains ont axé leurs
efforts sur le développement des grandes entreprises formelles
sans se soucier des besoins spécifiques de la petite et moyenne
entreprise qui est restée confinée dans l'informel. A cet effet,
les politiques économiques, mises en place, ont favorisé
l'octroi de licences et de crédits pour faciliter l'installation
des poids lourds en orientant les investissements dans ce créneau
et en mettant en place des réglementations commerciales
favorables à leur émergence, déplore la secrétaire exécutive
adjointe de la Commission économique pour l'Afrique.
UNE
INFRASTRUCTURE PHYSIQUE DE BONNE QUALITE-
Les effets collatéraux produits par ces options stratégiques ont
entraîné dans leur sillage le problème de la compétitivité
des PME. Or, de l'avis des spécialistes, l'étouffement des PME
est à la base de la grande paupérisation des campagnes en
Afrique. Selon
Joséphine
Ouédraogo, dans de nombreux pays africains, les régions rurales
ne disposent ni d'un bon réseau de transport, ni de facilités
d'approvisionnement en eau et en électricité, encore moins des
services de soutien indispensables à leur développement. Aussi
a-t-elle proposé aux experts d'approfondir leur analyse sur les
principaux handicaps au développement des PME dans notre sous-région.
"Pour que les PME africaines soient performantes et compétitives,
il faut leur fournir, en plus d'un cadre réglementaire adéquat,
une infrastructure physique de bonne qualité", a-t-elle précisé.
Le coordinateur du système des Nations Unies, Joseph Byll-Cataria,
a rappelé que le développement de l'Afrique est inscrit en bonne
place dans l'agenda des priorités de son institution, qui ne
cesse d'appuyer les efforts des gouvernements africains dans leur
combat de mobilisation de ressources pour relever le défi du développement.
A cet égard, les Nations Unies ont mené plusieurs actions
d'assistance technique et financière en faveur de l'Afrique,
notamment le renforcement des capacités des entrepreneurs et
l'assistance aux entreprises dans l'identification, la formulation
et la promotion des projets d'investissement.
Par ailleurs, la recherche de garanties pour les emprunts et le
renforcement des marchés de capitaux en Afrique ont fait l'objet
d'actions sur le continent. A ce sujet, le PNUD en collaboration
avec le New-York Stock Exchange et l'Association des bourses
africaines a organisé à Wall Street un forum du développement
des marchés de capitaux africains, afin de diffuser les
informations sur les possibilités d'investissement sur les places
boursières de l'Afrique.
Le ministre
Ousmane Thiam
a promis que les conclusions issues du forum de Bamako qui prend
fin demain, ne dormiront pas dans les tiroirs.
A.O.
DIALLO
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