7ème Forum Africain sur la gouvernance : des concertations nationales se sont tenues à Bamako

Bamako, le 07 septembre 2007_ Une centaine de représentants des Ministères de la Fonction Publique , des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la société civile et des médias ont ouvert, le jeudi 30 août à Bamako, des consultations nationales, en prélude au 7ème forum sur la gouvernance en Afrique qui doit se tenir à Ouagadougou du 24 au 26 octobre. L’évènement est organisé conjointement par le PNUD et Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA).

A l’ouverture des travaux M. Abdramane Touré , Directeur de cabinet du Ministre de la Fonction publique, de la Reforme de l’État et des Relations avec les Institutions qui avait à ses côtés le Représentant Résident a.i du PNUD, a indiqué que les consultations en cours s’inscrivent dans le cadre du « respect des obligations internationales et surtout nationales de notre pays », rappelant ainsi la vision exprimée par le Président Amadou Toumani Touré qui cherche à « … faire du Mali un modèle de bonne gouvernance ».

A partir de six thèmes présentés par des consultants locaux, les participants ont réfléchi pendant deux jours à la manière de construire un Etat capable, intelligent et efficace. Ils ont discuté des caractéristiques d’un Etat adapté au contexte Africain, étudié les liens existant entre paix, sécurité, bonne gouvernance et réduction de la pauvreté, débattu du renforcement des capacités, de la nature et des types de capacités requis par les acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les enjeux de la mondialisation pour les États Africains.

Pour le Dr Abdoulaye Sall , responsable d’une organisation de la société civile, « l’esprit du forum est tout à fait innovant car c’est la première fois que la problématique du développement humain durable est abordée sous l’angle de l’amélioration des capacités des Etats ». Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de « faire confiance aux acteurs non étatiques », en vue d’amorcer le changement souhaité.

Noêl Diarra, Adjoint du Commissaire au Développement Institutionnel dira que « le degré de participation de toutes les couches de la population confirme l’intérêt suscité par la question de la gouvernance ». Associer tous les acteurs à un tel débat permet à son avis de « cerner les préoccupations du plus grand nombre et de les refléter dans le rapport final ».

Ce document servira de base de discussion à la délégation Malienne qui participera à la rencontre de Ouagadougou.